Anne-Valérie Dupond

Les sculptures textiles de A-V Dupond

Les sculptures textiles de A-V Dupond

 

Découvrez le merveilleux travail de Anne-Valérie Dupond à la galerie, un bestiaire d'animaux pas comme les autres à adopter... Des bustes aussi et des toiles, des corps féminins.

Une nouvelle ambiance de sculptures en tissu que j'espère,comme nous, vous allez aimer...

Une nouvelle ambiance avec le bestiaire de Anne-Valérie Dupond

"Anne-Valérie Dupond ou le mystère des caresses, par Anna Gavalda

Texte écrit pour Bazile, masquotte Kenzo 2002

 

Le travail d'Anne-Valérie Dupond me fascine.

Comment fait-elle, avec trois bouts de chiffons et deux grosses coutures, pour créer tout un monde, tout un univers et tant de tendresse ?

 

Comment fait-elle ?

Comment sait-elle à l'avance qu'il faudra une piqûre comme ci ou un bouton de culotte comme ça ?

Comment savait-elle que ce vautour était un peu benêt, ce gnou un peu cabochard, ce cochon un peu farceur ou cette pépette (Denise la caniche) un peu précieuse ?

Qui le lui avait dit ?

Et les caresses ? Et les câlins ? Et les oreilles suçotées ? Et les museaux mille fois embrassés ?

Et ces membres agrandis à force d'avoir été trop serrés ?

Tous ces animaux incroyables, à la fois familiers et uniques au monde, qui semblent avoir déjà tant vécu avant d'être sortis de ces mains.

Tant vécu et tellement aimés…

 

Alors, quoi ? Donc, ils vivaient ? Mais où ? Où les a-t-elle trouvés ?

Sur quelle Arche ? Dans quelle contrée ?

 

Est-ce qu'elle leur donne une personnalité au fur et à mesure ou est-ce qu'elle les fabrique exactement comme ils devaient être ? À la mimique, au regard et à la caresse près ?

 

On me rétorquera : c'est idiot ce que tu dis là, ce n'est rien d'autre que le travail de l'artiste, la fameuse histoire du petit garçon qui demande au sculpteur:

“Comment tu savais, toi, qu'il y avait un cheval dans le bloc de pierre ?”

 

Mais non, ce n'est pas idiot ! me défendrais-je. Vous, vous me parlez d'un cheval né de l'imagination d'un homme, alors que moi, je vous parle de mon enfance ! Ca n'a rien à voir !

Je vous parle d'un animal tout neuf, mais déjà très vieux et qui n'attendait que moi !

Quand on s'offre un animal d'Anne-Valérie, ce n'est pas un achat, ce sont des retrouvailles.

 Vous pouvez comprendre, ça ?

Grande impression d'apaisement. Ouf, c'était le mien et personne ne l'a pris avant. Ouf.

 

Pour Bazile, c'est exactement la même chose, sauf que lui, en plus, il est habillé en peau de Kenzo, le veinard.

Il a l'air un peu ahuri comme ça, mais ne vous y fiez pas. C'est un malin !

Dessous de pied en cuir de Cordoue, ventre (Ô ce ventre, quelle merveille…) en flannelle,

oreilles damassées, défense en soie (mais si ma chère !) et petite queue en crêpe.

Le tout dans les couleurs de l'automne/hiver 2002. La classe.

Il faudra beaucoup les aimer, parce que plus on les aime, plus ils deviennent vivants.

Vous ne me croyez pas ? Essayez, vous verrez..."